Erasmus + : "Art et Apprentissage"

Le programme « Erasmus+ » de l’Union Européenne a décidé en 2016 de financer pour trois ans une initiative franco-hispano-belge autour de la question de l’Art à l’Ecole, question dont un thème majeur, celui des liens entre musique et apprentissages, a été confié, pour la France, à deux associations locales : Résodys (Marseille), et Mélodys (Nice).
Parallèlement, plusieurs laboratoires universitaires de recherche marseillais, se sont spécialisés dans l’analyse de l’effet de la musique sur le cerveau de l’enfant, fournissant ainsi une aide technique et un appui théorique de choix, à l’initiative européenne.

Documents joints

actes définitifs du Projet - PDF - 3.6 Mo

Musique à l’école

L’utilisation de la musique comme outil rééducatif des troubles d’apprentissage a constitué, au cours de ces dernières années, un thème de recherche majeur auquel Résodys, et à présent Neurodys, ont été associés à plusieurs égards. Nous repésentons dans cette rubrique quelques unes de ces collaborations.

Musique à l’Ecole : un projet Innovant financé par L’Agence Régionale de Santé PACA.

Lors de sa campagne d’Appels à Projets Innovants de 2018-2019, l’ARS PACA a choisi de financer une initiative conjointe de l’association Résodys, structure déjà financée par l’ARS PACA pour coordonner les soins régionaux en matière de troubles d’apprentissage, action menée en partenariat avec le Laboratoire INS (INSTITUT DE NEUROSCIENCES DES SYSTEMES) au CHU Timone, spécialisé dans l’effet de la musique sur le cerveau et sur les apprentissages, et avec le soutien de plusieurs inspecteurs de l’Académie d’Aix-Marseille,
initiative intitulée :

" l’Education Musicale comme outil de structuration neurocognitive chez l’enfant à risque de trouble d’apprentissage en milieu socialement vulnérable".

Plus précisément, il s’agissait d’une part de répondre à une injonction des pouvoirs publics et d’autre part de prendre en compte une donnée récente émanant de la communauté scientifique : la première a été émise par la Haute Autorité de Santé, dans son rapport sur le "Parcours de santé des enfants souffrant de troubles des apprentissages", qui préconise "une étape obligée de prévention pédagogique, interne au milieu scolaire, mise en place par les enseignants de l’école primaire", visant à repérer les élèves à risque de présenter des difficultés significatives dans leurs apprentissages fondamentaux, puis à inclure ces élèves repérés dans un programme d’intervention pédagogique ciblée.
La seconde émane de la recherche neuro-scientifique qui a accumulé, ces dernières années, de multiples arguments permettant d’affirmer le rôle véritablement thérapeutique de l’apprentissage musical sur les perturbations neuro-cognitives à l’origine des divers troubles d’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie, troubles de l’attention).

L’objectif général
Introduire une méthode originale de rééducation inspirée des données des neurosciences et basée sur la pratique musicale, dans le programme scolaire hebdomadaire des enfants.

Les moyens
C’est dans ce contexte que nous avons proposé d’impliquer trois écoles identifiées comme en territoires d’éducation prioritaire (REP et REP+), l’une à Marseille (13), l’une en milieu rural (Apt, 84) et la dernière en milieu semi-rural (Cavaillon, 84) dans une étude de faisabilité comportant les caractéristiques suivantes :

  • choix des classes (par défaut, toutes les classes de CP et/ou de CE1 de chacun des trois établissements)
  • nomination d’un coordinateur
  • professeur de musique spécialisé
  • recrutement pour chaque école d’un ou deux accompagnants de musique (dumistes, ou professeurs de conservatoires)

Les objectifs opérationnels

  • La formation de l’ensemble des enseignants afin de favoriser la mise en œuvre d’une méthode de remédiation pédagogique en classe. Les enseignants ont été conviés à assister aux séances animées par les intervenants musicaux
  • Transfert de compétences : l’équipe projet a proposé de travailler avec eux sur l’appropriation de l’outil puis de laisser les enseignants mener les séances en autonomie, autant que possible.
  • Dans la logique de transférabilité de cette méthode : construire une "mallette pédagogique" contenant divers outils, en grande partie numériques, servant de support au transfert de compétence (en particulier pouvant être utilisée par les enseignants sans aucune connaissance musicale préalable).
  • Transférabilité de l’ensemble de la procédure à des établissements voisins et généralisation éventuelle à une plus large échelle.
  • Plus accessoirement : évaluer divers domaines des fonctions cognitives des élèves ayant bénéficié des interventions, en identifiant et en suivant particulièrement ceux d’entre eux repérés comme potentiellement à risque de développer un trouble sévère d’apprentissage
  • Mesure par des outils spécifiques du degré de progression des élèves au cours de l’année scolaire (par exemple REPER-CE1 pour les élèves de CE1, OURALEC pour les élèves de CP)

Les principaux résultats de ces deux années d’études sont présentés dans les documents joints.

Document joint

présentation générale du projet Musadys - PDF - 423.4 ko