Point d’écoute DYS

Financé par la Ville de Marseille et le Conseil départemental 13, le Point Écoute Dys est un dispositif réparti sur le territoire PACA, animé par des coordinatrices chargées de renseigner les familles, les professionnels de santé, les enseignants et les travailleurs sociaux.
Les coordinatrices répondent à différents types de demandes :

  • Informations et renseignements concernant les troubles d’apprentissage et les possibilités de prise en charge sur différents secteurs géographiques.
  • Parents en demande quant aux possibilités de prise en charge et d’aménagements en milieu scolaire,
  • Professionnels de santé scolaires et enseignants qui recherchent des solutions aux problématiques spécifiques rencontrées dans leur pratique,
  • Professionnels de santé qui cherchent la meilleure orientation pour leurs patients au niveau médical et scolaire et souhaitent les diriger vers des professionnels et partenaires appropriés (CHU, établissements spécialisés, professionnels libéraux, Unités de Bilans de Résodys,…)

Nos coordinatrices recueillent ainsi et partagent des renseignements sur les différents parcours en amont et en aval de la M.D.P.H. ; dossiers de demande d’aide, identification des enseignants référents, renseignements sur les classes spécialisées, etc....

Présentation du projet Musadys

lien vers "la mallette : Musique à l’Ecole"

voir ici

Resodys a mené durant les années 2018 à 2020, dans 3 établissements de la région sous l’égide de l’ARS et en collaboration avec des inspecteurs de l’éducation nationale concernés un projet appelé « Musadys », réalisé sur 3 écoles classées REP ou REP+, sur plus de 500 élèves participants : grâce à la collaboration de plus de 30 enseignants, nous avons pu ainsi
1°) confirmer les bénéfices considérables d’une pratique musicale sur les apprentissages scolaires non musicaux de ces enfants ;
2°) démontrer la faisabilité de l’action, en particulier, la capacité des enseignants non spécialisés à s’approprier des techniques musicales simplifiées issues des travaux scientifiques dans le domaine des neurosciences.
3°) éprouver et affiner une méthodologie consistant à
  former les enseignants musicaux à la méthode Musadys
  implémenter dans chaque établissement scolaire concerné les outils et l’organisation nécessaires à la mise en œuvre de l’action,
  mettre à disposition des enseignants non spécialisés une mallette pédagogique virtuelle aisément accessible sur un site dédié et qui a déjà été largement partagée au-delà des écoles initialement concernées
  doter chaque équipe des moyens de mesurer l’efficacité de leur action en utilisant un protocole de repérage et d’évaluation qui a été validé dans une récente étude sur des écoles des quartiers Nord de Marseille, en copilotage entre L’ARS, l’Education nationale et Résodys.

Documents joints

fiche_action-3.pdf - PDF - 1.2 Mo

organisation_de_la_malette_musadys-3.pdf - PDF - 45.7 ko

Repérage Quartiers Nord

Dans le cadre du programme de prévention de l’ARS PACA, l’association mène depuis 2017 une action répondant à l’objectif : « Améliorer l’accès au dépistage et à la prise en charge des troubles spécifiques des apprentissages et des troubles psychomoteurs ». L’action, initialement centrée sur les classes de CP et de CE1 d’un établissement désigné par l’Éducation Nationale : l’École Saint Louis le Rove, établissement Rep+ du 15ème arrondissement de Marseille, s’est progressivement étendue à d’autres établissements du même sqecteur et à l’ensemble des niveaux du primaire jusqu’à l’articulation avec le collège.

L’action

La participation de l’école primaire et en particulier des enseignants de CP et de CE1 au parcours de soin de l’enfant en difficulté spécifique d’apprentissage fait partie des principales recommandations du rapport publié par la Haute Autorité de Santé en janvier 2018. Plus précisément, ce rapport recommande : « Les enseignants mettent en œuvre des mesures pédagogiques spécifiquement adaptées aux difficultés de l’élève, à ses capacités et caractéristiques personnelles. Ces mesures permettent : - de proposer une aide très précoce dont on sait qu’elle est plus efficace ; - d’éviter une médicalisation de retards d’apprentissages sensibles aux interventions pédagogiques ciblées.
Elles sont indispensables comme premier temps notamment mais pas uniquement, dans les environnements défavorisés où les difficultés sont les plus fréquentes, pour lutter contre les inégalités pédagogiques et d’accès aux soins
 ».

C’est dans ce contexte que Résodys a proposé de piloter une étude destinée à évaluer en milieu socialement très défavorisé l’efficacité d’une stratégie de repérage et de remédiation pédagogique de première intention. Pour ce faire, 3 classes de CE1 ont mis en place un protocole de repérage utilisant REPERCE1 (un outil préalablement validé sur plusieurs centaines d’élèves de divers secteurs scolaires de la région PACA, et ayant démontré sa capacité à identifier en début de primaire des enfants à risque de présenter des difficultés significatives dans la maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul.) L’équipe de Résodys, constituée d’une psychologue, un orthophoniste, avec le soutien des ressources propres de l’établissement (maître E, Maître PARE, psychologue scolaire…), a accompagné les enseignants de ces classes dans leur maîtrise de l’outil, en particulier le traitement des résultats obtenus par chacun des élèves afin de mettre en place des stratégies différenciées d’entraînement spécifique des fonctions cognitives identifiées comme les plus atteintes. C’est ainsi qu’ont été constitués dans chaque classe des groupes d’élèves à besoins similaires, recevant une intervention hebdomadaire orientée soit vers les aptitudes linguistiques (profil 1), soit visuo-attentionnelles (profil 2) soit spatiales et graphiques (profil 3).
L’enjeu de cette étude est triple :

  • démontrer la faisabilité de la mise en place d’une stratégie de ce type
  • assurer l’autonomie des enseignants ayant participé lors de la première année
  • explorer des pistes visant à la transférabilité de la procédure à d’autres enseignants d’autres établissements en secteur éducatif prioritaire.

Résultats

Repérage Cité Educative

Les Cités Éducatives ; dispositif né à partir d’initiatives menées sur le terrain par les élus locaux, les services de l’État et les associations, visent à intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire.
Les Cités Éducatives consistent en une meilleure coordination des dispositifs afin de parvenir à des « territoires à haute qualité éducative » et se donnent comme objectifs de conforter le rôle de l’école, promouvoir la continuité éducative, ouvrir le champ des possibles.

https://www.citeseducatives.fr/

Résodys, propose une action de repérage des Troubles Spécifiques de la Lecture et des Apprentissage et des Troubles de l’Attention et de remédiations pédagogiques adaptées dans le cadre du réseau Barnier de la Cité Éducative Nord à Marseille sur l’axe renforcement de la prévention santé, développement du dépistage.
Ces troubles sont issues d’un fonctionnement atypique du cerveau et concerne environ 10% des enfants. Repérer, et diagnostiquer le plus précocement possible permet de proposer à l’enfant des prises en charge adaptées à ses besoins. Toutefois ce parcours rationnel se confronte à différents constats dans le cas précis des quartiers prioritaires composant les cités éducatives :

  • La similitude entre les troubles dys (défaut constitutionnel de construction du système neurocognitif) et l’impact du milieu social (culturel, linguistique) sur le cerveau en développement.
  • Le manque de ressources de professionnels de santé (orthophoniste, …) dans ces secteurs qui incite à recentrer les efforts sur la remédiation en milieu scolaire.

L’action menée consiste entre autres à sensibiliser et informer les enseignants demandeurs d’un appui afin de les réassurer et leur permettre de se repérer dans ce qui relève de l’impact respectif du social et du soin.
En s’appuyant sur des outils de repérage adapté (OURA LEC, REPERCE1, REPERDYS), Résodys propose d’accompagner tous les enseignants de 4 écoles élémentaires, dans le protocole suivant :

  • INFORMATION des professionnels de l’Education nationale « de la théorie à la pratique du repérage »
  • PASSATION si nécessaire
  • POST PASSATION afin d’aider au décryptage des profils de difficultés rencontrées par les élèves
  • REMEDIATIONS PEDAGOGIQUES grâce à une mallette construite à cet effet, élaboration avec les enseignants de séquences de travail composées de différents exercices permettant de travailler par petits groupes de besoin, identifiés grâce aux outils, sur la phonologie, les troubles visuo-attentionnels, la motricité fine. Ce travail de remédiations pédagogiques s’accompagne d’une intervention plus spécifique au niveau des compétences transversales que sont les fonctions exécutives. La mallette est élaborée par niveau scolaire en prenant en compte la progression incluse dans le programme scolaire. Elle est composée de rappels théoriques et d’exercices, est présentée sous format papier et est dématérialisée sous forme de clé USB. Un lien vers un support externe et administré afin de l’enrichir et la faire évoluer.

Présentation du Comité de Pilotage qui s’est déroulé en Juillet 2021 pour l’ensemble des actions de repérage : Quartiers Nord et Cité Educative Nord.

Document joint

PRE

Le programme de Réussite Éducative, dispositif local et localisé, a pour but la prise en charge individualisée à partir de 2 ans d’enfants en « fragilité » repérés la plupart du temps en milieu scolaire sur la base de critères multiples (état de santé physique, développement psychique et psychologique, contexte familial, facteurs socio-économiques et environnementaux).

Il s’étend ainsi de l’école maternelle au collège, voire au-delà dans certains cas. Le dispositif repose sur l’idée d’une approche globale des difficultés rencontrées par les enfants ainsi qu’une double volonté de placer la famille au centre de l’action et amener les différents acteurs du champ éducatif à coopérer. Son fonctionnement varie en fonction des municipalités malgré des caractéristiques communes prédéfinies.
Les équipes pluridisciplinaires qui le composent travaillent principalement sur 4 axes :

C’est dans ce cadre que Résodys intervient depuis plusieurs années sur les PRE de Toulon, la Seyne et Hyères sur l’axe : Développer la prévention sanitaire et sociale afin de lutter contre le décrochage scolaire des enfants porteurs de troubles dys, améliorer la prise en charge et l’accompagnement d’enfants présentant des troubles des apprentissages, aider les enfants dans leur parcours éducatif tant en termes d’accompagnement scolaire que thérapeutique.
Ces enfants sont orientés par l’équipe du PRE. Ils bénéficient d’un bilan neuropsychologique, action de soins principalement orientée vers un accompagnement individualisé pour des enfants présentant des troubles d’apprentissage déjà identifiés par une orthophoniste et nécessitant des bilans complémentaires, permettant la mise en place d’une orientation adaptée.

Réponse à l’appel à projets Cité Educative Centre

L’Association Neurodys, avec son partenaire RCGMS, toutes deux spécialisées dans la prise en charge des élèves en difficultés sévères d’apprentissage, proposent une action commune comportant deux volets :
un volet dénommé COG visant au repérage des élèves à risque de troubles sévères d’apprentissage au CP et CE1 et à la mise en œuvre de remédiations ciblées en fonction des résultats de ce repérage
un volet dénommé MUS visant à la mise en place d’une activité rééducative musicale chez ces mêmes élèves.

Ces deux volets sont distincts mais complémentaires :
- bien qu’ayant le même objectif de prévenir les troubles de l’apprentissage et du neurodéveloppement chez les enfants et adolescents issus de familles socialement fragiles
- ils le font de deux manières différentes, basées sur des constats différents
- le volet COG vise à amener les enseignants à distinguer trois grands mécanismes des difficultés identifiées (phonologique, visuo-attentionnel et dyspraxique), et à proposer aux élèves des actions de remédiation adaptées à chacun de ces mécanismes.
- le volet MUS, à l’inverse, ne vise pas un mécanisme particulier, mais prétend viser les fonctions cognitives dites transversales, l’attention, le langage oral, la mémoire, la motivation, la cognition sociale, à l’aide d’exercices musicaux choisis pour leur effet connu sur ces fonctions, la méthode Musadys, déjà utilisée dans les cabinets d’orthophonie.
- le volet COG consiste à mettre en place au CP et au CE1 un dispositif en quatre étapes déjà éprouvé dans une action précédente portant sur trois écoles REP+ du 15e arrondissement de Marseille et qui a été récemment mis en place sur la cité Educative Nord. Il débouche sur l’utilisation en autonomie par les enseignants spécifiquement formés à cet effet, d’une mallette d’outils de remédiation pédagogique ciblée sur les difficultés observées, présentée par (un ou) des intervenants neuropsychologues qui viennent encadrer à cet effet l’équipe enseignante.
- le volet MUS a également été éprouvé dans 3 écoles de Marseille et du Vaucluse. Il comporte lui aussi une mallette d’outils que les enseignants vont devoir s’approprier grâce à la présence d’intervenants musicaux eux-mêmes formés à la méthode Musadys.

Les deux volets concourent donc, chacun avec sa spécificité, à assurer une prise en charge globale et optimale des troubles potentiels en impliquant de manière variable les enseignants des classes de CP et CE1 des établissements concernés.
La figure ci-dessous résume les arguments qui sous-tendent cette double proposition :

L’action repose sur le double constat suivant :
- les difficultés cognitives des élèves en situation de fragilisation socio-économique sont complexes et multifactorielles, pouvant être déclinées en a) des troubles dits spécifiques (de la lecture, de l’écriture, du calcul) et b) des troubles des fonctions dites transversales (attention, mémoire, motivation, compétences sociales, souvent rassemblées sous le terme de fonctions exécutives).
- les élèves de ces milieux défavorisés ont un accès limité au soins, à la fois par le manque de disponibilité (et d’implication) des familles, et par le peu de ressources en praticiens libéraux (en particulier la carence en orthophonistes) qui, de fait, rendent quasiment incontournable la nécessité de trouver des ressources à l’intérieur même de l’école.

Il est donc impératif d’allier la démarche d’appropriation d’outils de repérage et de prévention faisant l’objet de la mallette COG à des moyens visant plus proprement la restructuration neuro-cognitive et les compétences sociales inclus dans la mallette MUS.
POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CONTENU DE L’ACTION : voir document ci-joint.

Document joint

Appel à projets Cit" Educative - PDF - 949.4 ko

"DYS-Positif" à l’Ecole Sacré-Coeur de Marseille

Un dispositif original médico-éducatif qui met l’accent sur l’optimisation de la réponse pédagogique et rééducative, avec l’objectif de réduire la souffrance psychique générée par l’inadéquation habituelle des réponses pédagogiques aux besoins spécifiques des élèves.

Les troubles spécifiques des apprentissages, plus généralement appelés en France "troubles dys", concernent autour de 10% des enfants scolarisés, dont au moins un tiers nécessite, par la sévérité du trouble et par l’association de plusieurs difficultés cognitives, une prise en charge pluridisciplinaire incluant au minimum l’orthophoniste, le psychomotricien et/ou ergothérapeute, le neuropsychologue et un médecin apte à faire la synthèse des différents bilans et à suivre l’évolution de l’enfant.

Résodys, au cours de ces 15 dernières années, a acquis une expertise régionale dans la coordination et la formation de ces professionnels et ses praticiens ont développé une bonne connaissance des différentes réponses à apporter aux multiples profils de troubles dys. Ainsi, ils constatent unanimement que malgré tous les progrès réalisés dans la structuration des réponses comme dans la diffusion des connaissances, ces enfants restent souvent en grande souffrance, à la fois de par les efforts considérables qui leur sont demandés, le peu de reconnaissance de ces efforts, et surtout l’inadéquation de la structure scolaire ordinaire à leur façon d’apprendre, de raisonner, voire même de concevoir le monde qui les entoure. Ils ont également acquis la conviction de mieux en mieux documentée que la réussite de leur prise en charge passe inévitablement par l’établissement d’un lien solide et réciproque entre l’équipe soignante et l’équipe pédagogique.

Actuellement, dans les Bouches-du-Rhône, il n’existe qu’une équipe spécialisée de droit commun, le SESSAD Résodys, qui s’adresse à des enfants porteur d’un handicap jugé suffisamment lourd pour justifier une notification par la Maison du Handicap, en général à la fois au SESSAD et à l’une des classes dites "ULIS" (primaire, collège ou lycée), où un enseignant spécialisé gère une classe à effectif réduit dont le fonctionnement permet précisément ce lien entre soignants et enseignants. Toutefois, le nombre de places étant limité, ce ne sont que les enfants les plus sévèrement touchés qui peuvent en bénéficier, de sorte que la plupart des autres, relevant pourtant, eux aussi, d’une approche multidisciplinaire, devront être totalement gérés par leur famille, qui doit assurer tous les rendez vous hebdomadaires (en général 3 ou 4) auprès des professionnels et faire le lien entre ces professionnels et l’enseignant. En outre, la plupart de ces enfants sont scolarisés dans des classes ordinaires, parfois mais non toujours, avec l’aide d’une Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS), et l’enseignant, malgré les efforts de formation qui ont été réalisés ces dernières années, tant dans l’enseignement public que privé, reste insuffisamment formé sur les particularités de ces enfants et ce qu’elles impliquent du point de vue pédagogique.

Cette situation, qui n’a pas tendance à s’améliorer, en raison de l’augmentation, parallèlement, des besoins et des demandes, aboutit inévitablement à creuser les écarts entre les différentes couches de la société, les plus défavorisés renonçant à faire les démarches nécessaires et même à demander les aides auxquelles ils ont droit.
En outre, et ce fut l’argument décisif dans la décision de lancer le projet, vingt années d’expérience de consultations hospitalières d’enfants dys et surtout de rencontres avec leurs familles, nous ont convaincus de la nécessité de s’attaquer à une constante réellement préjudiciable à la réussite scolaire de ces enfants : le mal-être scolaire, en général provoqué par un sentiment douloureux de différence et d’incompréhension, accentué par la confrontation au regard des pairs et des maîtres souvent facteur important d’ aggravation de la situation d’échec.

Principes généraux

En janvier 2016, face à cette situation, Résodys, en partenariat avec l’école du Sacré Cœur, a pris l’initiative de créer un dispositif scolaire expérimental qui repose sur les principes suivants :

- inclure des enfants dys de sévérité moyenne mais nécessitant une prise en charge multidisciplinaire
- viser prioritairement à optimiser les liens entre l’équipe médicale et les enseignants en charge de la réflexion pédagogique, en particulier en organisant une véritable collaboration entre tous les partenaires, depuis l’inclusion de l’enfant dans la structure jusqu’à la décision d’orientation ultérieure voire même le suivi après la fin de son séjour
- sélectionner au départ les enfants à la fois sur leur besoin, défini par des bilans précis réalisés par l’équipe, mais aussi le bénéfice attendu, d’une intégration étroite entre la partie rééducative et la partie pédagogique de leur prise en charge.
- mettre au centre des objectifs de la structure le bien être de l’enfant, et ce grâce à une réflexion prioritaire sur les aspects psycho-affectifs du trouble, la fameuse spirale de l’échec qui fait que la partie "récompensante" de l’apprentissage, principal moteur de la motivation à apprendre, et qui fait si cruellement défaut à ces enfants, puisse être rétablie autant que faire se peut, grâce à une réflexion individualisée non seulement sur l’adaptation des programmes et l’étalement éventuel de leurs acquisitions, mais aussi sur la mobilisation efficace optimisée de leurs capacités cognitives, en particulier attentionnelles, telles qu’elles auront été analysées par des bilans spécialisés utilisant les outils les plus modernes et adaptés.

Des moyens thérapeutiques novateurs

L’une des originalités de la structure est la place inédite qu’y occupent les activités musicales. A travers l’élaboration, au cours des dernières années, du concept Musadys®, autour de l’enseignement de la musique aux enfants dys, Résodys/Neurodys a développé des connaissances et des outils spécifiques rendant à présent opérationnelle une "thérapeutique cognitivo-musicale" qui possède la triple propriété d’un effet scientifique prouvé sur les troubles des enfants dyslexiques, d’un apport culturel spécifique à travers la maîtrise d’un instrument de musique et des bienfaits spécifiques d’une activité artistique de groupe. Ainsi, l’activité musicale intensive est un des axes majeurs de la réflexion tant organisationnelle que rééducative, au même titre que l’utilisation d’autres outils tels que la rééducation par des logiciels informatiques ou les techniques de neurofeedback.

Le bilan au bout de 3 années

Durant les deux premières années :
Résodys
 Finance l’achat de matériels et de mobiliers
 Propose à l’ensemble des enseignants de l’école de Sacré cœur, une formation par trimestre consacrée aux troubles des apprentissages
 Intègre des suivis rééducatifs pendant le temps scolaire
 Intègre l’enseignement musical « Melodys » considéré comme un « outil éducatif »
 Forme le professeur de musique du Collège, Yannick Moreau, à la méthode Mélodys durant deux jours
 Finance les interventions de Yannick Moreau auprès des enfants de la classe Dys, à hauteur de 2 heures par semaine
 Réalise des bilans et met en œuvre des remédiations

Le Sacré Cœur :
 Fournit la salle de classe
 Permet l’intervention du professeur de musique
 Scolarise des enfants présentant une souffrance psycho-affective au sein de la classe afin de leur proposer un espace d’apaisement
 œuvre à faire mieux connaître à l’ensemble des enseignants et des élèves de l’école la condition et les raisons de la dyslexie et autres troubles d’apprentissage

A cours de la troisième année, une évaluation est réalisée pour décider de la poursuite du projet, avec un double constat :

-* Des points positifs :
 satisfaction unanime des familles
 une évaluation formelle du bien-être scolaire [1] démontrant sans contestation possible l’efficacité de la structure de ce point de vue
 une autonomisation de la structure scolaire concernant la place de la classe au sein de l’établissement, l’image des enfants de la classe auprès des autres élèves par le bien d’une inclusion réussie,
 une pérennisation de la fonction de Yannick Moreau dans sa classe musicale devenue une composante à part entière de l’école.

-* Des points à améliorer :
 La classe Dys a progressivement dérivé depuis un dispositif spécialisé privilégiant l’interface soins/école vers un lieu de répit pour les élèves en souffrance psycho-affective
‐ L’orientation ne se fait pas toujours sur la base de bilans précis
‐ Le partenariat Résodys/Sacré Cœur se desserre, Résodys n’intervenant plus dans la classe en raison de l’augmentation considérable par ailleurs de la charge de travail des professionnels du SESSAD. Seule la notification par la MDPH au SESSAD d’un ou plusieurs enfants de la classe justifie la présence de l’équipe sur place, permettant de faire profiter de sa présence les autres enfants, et encore de manière nécessairement restreinte (ateliers d’estime de soi, notamment).

Le 11 janvier 2021 a donc lieu, dans les locaux de la DDEC, sous l’égide de Nathalie Frenoy, responsable du pôle école inclusive à la Direction Diocésaine, et en présence de M. Frédéric Azaïs, Inspecteur de l’Education nationale responsable de l’enseignement privé sous contrat, une réunion destinée à faire le point et de définir les orientations ultérieure du projet.
Il est d’abord pris acte du fait que les objectifs initiaux avaient été suffisamment atteints pour faire passer la classe du statut de dispositif expérimental à celui d’un dispositif pérenne, en particulier concernant la désignation par l’E.N. d’une enseignante titulaire du poste. Il est également pris acte des difficultés rencontrées, difficultés vis-à-vis des quelles il est décidé de mettre en oeuvre un certain nombre de réajustements, en particulier concenrnant les critères d’admission et l’intervention des professionnels de Résodys/Neurodys, qui pourrait se faire soit par le biais du SESSAD, pour les élèves notifiés par la MDPH, soit par le biais de l’inclusion dans les unités de bilans du réseau, pour les élèves nécessitant des bilans supplémentaires. Il est décidé également que tous les élèves rencontreraient en début d’année scolaire soit un des médecins du réseau, soit le Dr Baissière ou le Dr Habib.

Et pour la suite...

A terme, le dispositif devrait servir de modèle pour les autres institutions de l’enseignement public et privé.
Résodys aura à cœur d’assurer à chaque enfant une orientation adéquate à la sortie de la structure, et un suivi médical si nécessaire.

[1] voir fichier joint

Documents joints

projet d’extension du dispositif "DYS+" - PDF - 80.3 ko

échelle EMVS - Word - 25.2 ko